Nice : traumatisé, un ADO perd la voix à cause de l’attentat… Son histoire est incroyable !

DRAME – Comme de nombreuses familles au cours de l’attentat de Nice, cette mère habitante du Nord n’a pas eu de nouvelles de ses enfants qui se trouvaient sur la Promenade des Anglais jeudi soir pendant plusieurs heures. Après avoir imaginé le pire, elle a finalement tous retrouvés sains et saufs. Eux sont sous le choc. Surtout le plus jeune qui reste silencieux depuis…

LCI

Soulagement pour cette mère de famille originaire de Lille et en vacances aux alentours de Nice. Le 14 juillet dernier, ses trois enfants se trouvaient sur la Promenade des Anglais pour profiter du spectacle de feu d’artifice, quand ils ont constaté que les choses étaient en train de déraper.

Le temps de téléphoner à leur mère, ils doivent tous fuir pour se mettre à l’abri. « Mes enfants m’ont appelée vers 11h. Ils m’ont dit ‘Maman, il y a quelque chose qui s’est passé' », explique cette dernière devant les caméras de TF1.

« Je voulais aider des gens mais je ne pouvais rien faire »

Au tour de son fils aîné de raconter ce qu’il a vécu avec ses frères, alors que sa mère ne savait rien de ce que faisaient ses enfants. « On a vu le feu d’artifice. On se retourne pour aller dans nos voitures tranquillement et là, d’un coup au loin, je vois des gens crier, je vois des femmes crier. Je vois des cris, je vois un camion, je vois des corps partout », explique le jeune homme en retenant ses larmes.

Une fois le camion fou de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel mis hors de course, les jeunes garçons sont revenus sur leurs pas dans le but d’aider les blessés mais ce qu’ils ont découvert les bouleverse. « Je m’approche d’un corps avec mon petit frère pour l’aider. Je voulais aider des gens mais je ne pouvais rien faire. C’était trop tard, il les a tous écrasés », raconte l’ainé des frères.

Le plus jeune, âgé de 15 ans, bien que rassuré de se retrouver en famille, reste, lui, prostré dans le silence depuis jeudi soir. « Il n’a pas parlé de toute la journée et depuis (jeudi) il ne dort pas », raconte son frère à sa place.

« Lorsque je ferme les yeux, je vois son visage [celui du terroriste présumé] »

Comme de nombreuses personnes touchées par les attentats de près ou de loin, la famille s’est rendue dans l’une des cellules de crise mise en place dans la ville. Ces dernières se relaient jour et nuit pour venir en aide à tous ceux qui le désirent.

Depuis le drame, la fratrie est incapable de dormir. « Lorsque je ferme les yeux pendant 5 secondes, je vois la scène, je vois son visage [celui du terroriste présumé] », explique à nouveau l’aîné.

Source : Metronews.fr

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